Les créateurs de contenus SoprAlpha et Saad, ainsi que l’artiste Hadya Monéné Fodé,
Une affaire largement relayée sur les réseaux sociaux secoue actuellement la toile guinéenne. Trois personnes, dont deux créateurs de contenus très suivis et une artiste, ont été placées sous mandat de dépôt à la Maison centrale de Conakry dans la soirée du mardi 19 mai 2026.
Selon plusieurs sources judiciaires, cette décision intervient après la diffusion d’une vidéo devenue virale sur Facebook et d’autres plateformes sociales. Dans cette séquence, réalisée lors d’une interview en ligne, des propos jugés sensibles par les autorités auraient été tenus concernant des pratiques assimilées au proxénétisme.
Les personnes concernées sont poursuivies pour plusieurs faits présumés, notamment « proxénétisme », « atteinte à la dignité humaine », « outrage public à la pudeur » ainsi que « diffusion de contenus susceptibles de troubler l’ordre public », selon des informations proches du dossier judiciaire.
Après leur audition par les enquêteurs, les mis en cause ont été déférés devant le parquet du Tribunal de Première Instance de Dixinn avant d’être transférés à la Maison centrale de Conakry où ils passeront leurs premières nuits en détention préventive. Leur procès devrait s’ouvrir en procédure de flagrant délit devant le TPI de Dixinn.
Cette affaire provoque déjà de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux en Guinée, où plusieurs internautes dénoncent la banalisation de certains contenus diffusés en ligne, tandis que d’autres évoquent la question de la liberté d’expression sur internet.
L’évolution de cette procédure judiciaire est suivie de près par l’opinion publique guinéenne, tant l’affaire continue d’alimenter les débats sur les limites des contenus publiés sur les plateformes numériques.
