Les Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement (BAD), tenues à Brazzaville, ont été marquées par un appel fort à des réformes économiques profondes et audacieuses afin de débloquer les investissements sur le continent africain.
Des responsables politiques africains et internationaux, ainsi que des experts du développement, ont souligné la nécessité de transformer en profondeur le système financier africain, dans un contexte marqué par la baisse de l’aide internationale, la pression de la dette et les chocs économiques mondiaux.
Selon les discussions tenues lors des panels de haut niveau, l’Afrique doit désormais compter davantage sur ses ressources internes, tout en attirant massivement les capitaux privés pour financer ses infrastructures, son énergie et son industrialisation.
Les intervenants ont insisté sur trois priorités majeures :
- la mobilisation des recettes fiscales nationales,
- la réforme des systèmes de notation de crédit,
- et le renforcement de l’intégration économique régionale.
Pour plusieurs responsables, le décalage entre les ambitions de développement de l’Afrique et les investissements réellement disponibles reste encore trop important. Ils appellent donc à une transformation urgente de l’architecture financière mondiale afin de mieux soutenir les économies africaines.
Dans le même temps, la Banque africaine de développement a réaffirmé son rôle central dans le financement du développement, en mettant l’accent sur la nécessité de catalyser davantage d’investissements à grande échelle.
Les experts estiment enfin que sans réformes structurelles rapides, le continent risque de continuer à faire face à un déficit chronique de financement estimé à plusieurs centaines de milliards de dollars chaque année.