Suspension de l’UFDG en Guinée : Le parti dénonce une « incohérence flagrante » du ministère de l’Administration du Territoire

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Conakry, Guinée – Le parti de l’opposition, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), dirigé par Cellou Dalein Diallo, a vivement réagi ce week-end à sa suspension temporaire par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD). Cette décision administrative, qualifiée d' »incohérente » et d' »infondée » par les responsables du parti, relance le débat sur l’espace démocratique en Guinée.

Les Raisons Officielles de la Suspension

Dans un communiqué daté du 22 août 2025, le MATD a notifié à l’UFDG une suspension de ses activités pour une durée de trois mois. Les motifs invoqués par le ministère sont des « manquements » constatés lors d’une réunion publique tenue à Dabola le 17 août dernier. Le gouvernement accuse le parti d’avoir tenu des propos « incitant à la révolte et à la désobéissance civile », ainsi que d’avoir enfreint les lois régissant les rassemblements publics.

La Réfutation Véhémente de l’UFDG

Par la voix de son vice-président, Me Abdoulaye Bah, l’UFDG a immédiatement rejeté ces accusations. Dans un communiqué de presse rendu public, le parti retourne l’accusation, parlant d’une « incohérence flagrante  » de la part du MATD.

Les arguments principaux de l’UFDG sont les suivants :

1. Absence de Procédure Régulière : Le parti affirme n’avoir reçu aucune convocation, aucun avertissement préalable ni aucun procès-verbal lui permettant de se défendre avant la sanction. Cette absence de dialogue est présentée comme une violation des principes de droit.
2. Un Prétexte Politique : L’UFDG estime que cette suspension sert un agenda politique visant à  » étouffer toute voix discordante  » et à réduire au silence l’opposition à l’approche d’échéances électorales cruciales.
3. Appel à la Mobilisation Pacifique : Le parti réaffirme son engagement à respecter la loi tout en maintenant son droit inaliénable de critiquer les politiques publiques et d’appeler ses sympathisants à  » une résistance pacifique  » contre les décisions qu’il juge injustes.

Un Contexte Politique Tendu

Cette suspension intervient dans un climat politique guinéen particulièrement sensible, marqué par une transition récente et des attentes fortes pour le retour à un ordre constitutionnel normal. Les partis d’opposition et la société civile observent avec une vigilance accrue le respect des libertés fondamentales, dont la liberté de réunion et d’expression.

  Conclusion et Suites à Venir

L’UFDG a annoncé explorer toutes les voies de recours légales et politiques  » pour faire annuler cette décision. Cet événement est susceptible de crisper davantage le dialogue entre le pouvoir en place et l’opposition.

La balle est désormais dans le camp de la justice et des instances de médiation pour trancher ce différend qui oppose un parti politique déterminé à un gouvernement soucieux de l’ordre public.

 

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